Diagnostic, analyse

Détection du cancer du sein par fluorescence à l'aide d'une aiguille fibrée

Détection du cancer du sein par fluorescence à l’aide d’une sonde à aiguille fibrée.

Le challenge
Limiter le recours systématique à une biopsie en effectuant un diagnostic précoce du cancer du sein grâce à une technique moins traumatisante, utilisant les propriétés de la fluorescence des cellules cancéreuses.

Contraintes majeures

  • parce qu’elle va pénétrer la peau et les tissus humains, la solution doit être biocompatible et stérilisée
  • pour pénétrer la peau, l’aiguille nécessite un profil spécifique et un usinage de précision, difficile à réaliser

Solution SEDI-ATI
Nous proposons un dispositif médical très spécial consistant en une fibre optique insérée dans une aiguille biocompatible pour pénétrer l’épiderme. L’aiguille fibrée est couplée à un multiplexeur de longueurs d’ondes pour réaliser la détection de la fluorescence.

Avantages de la solution SEDI-ATI
Il s’agit d’une procédure atraumatique car il n’est pas nécessaire d’utiliser un laser de puissance. En effet, la solution n’effectue aucun traitement. Elle permet simplement d’éclairer la cible et de recueillir le signal émis par celle-ci, c’est-à-dire la fluorescence émise par les tissus observés.
L’usinage précis de l’aiguille offre un profil idéal pour pénétrer la peau, réduisant ainsi l’inconfort du patient.

Détection du cancer du sein par fluorescence à l'aide d'une aiguille fibrée

SEDI-ATI conçoit des sondes à aiguilles fibrées pour permettre de diagnostiquer précocement le cancer du sein grâce à une technique de détection par fluorescence. Il s’agit d’une étape préliminaire moins traumatisante pour la patiente et qui a vocation à confirmer ou infirmer la nécessité d’une biopsie.

Le cancer du sein est la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes. Une détection précoce, c’est-à-dire à un stade peu avancé du développement du cancer, peut permettre de soigner plus efficacement la patiente.

Lorsqu’une masse suspecte est détectée par mammographie, la patiente doit passer des examens complémentaires pour déterminer s’il s’agit d’une tumeur bénigne ou maligne. En effet, une mammographie ou une échographie ne permettent pas de voir si des cellules cancéreuses sont présentes ou non.

80% de biopsies en trop
En pratique, il est alors nécessaire d’effectuer un prélèvement percutané de tissus, c’est-à-dire une biopsie, pour analyser les cellules in situ. Cette intervention invasive est souvent traumatisante pour la patiente puisqu’elle implique de réaliser une incision de quelques millimètres pour introduire une grosse aiguille jusqu’à la lésion suspecte. Plusieurs prélèvements sont effectués au moyen de l’aiguille qui vient couper des échantillons de tissu. L’intervention peut durer jusqu’à une heure en anesthésie locale et avoir des suites douloureuses, notamment lorsqu’il s’agit d’une macrobiopsie. Les prélèvements sont ensuite analysés par un laboratoire spécialisé, et le résultat n’est connu qu’au bout de plusieurs jours. Par ailleurs, Santé Log, la communauté des professionnels de santé et l’American Journal of Surgical Pathology via Eurekalert dénoncent un examen de routine effectué de façon systématique alors que 80% des biopsies se révèlent négatives.

Rassurer immédiatement 4 patientes sur 5
Pour éviter ce parcours traumatisant à nombre de femmes porteuses d’anomalies bénignes, SEDI-ATI contribue au développement d’une méthode bien moins inconfortable pour détecter les cellules cancéreuses en temps réel : l’examen in-vivo par spectroscopie de fluorescence ! Cet examen permettrait de rassurer immédiatement jusqu’à 80% des patientes, soit 4 patientes sur 5.

Un dispositif médical innovant à l’étude
SEDI-ATI a conçu un dispositif médical qui consiste en une sonde optique prenant la forme d’une petite aiguille à l’intérieur de laquelle est glissée une fibre optique de 200 µm à 600 µm de cœur. Le profil de l’aiguille, similaire à celui des aiguilles pour les vaccins, permettrait de traverser la peau sans incision préalable. Sous-guidage échographique, la sonde sera introduite jusqu’à la lésion suspecte. Elle illuminera alors les cellules avec de la lumière laser. Sans même injecter de produit marqueur (fluorochrome), les cellules vont fluorescer, c’est-à-dire qu’elles vont émettre leur propre lumière en réponse à l’excitation provoquée par la lumière incidente. Cette lumière sera alors captée et guidée vers un détecteur par la même fibre optique. En observant la manière dont les tissus éclairés diffusent la lumière, le spécialiste pourra immédiatement confirmer et affiner son diagnostic des lésions suspectes. Cet examen n’a pas pour vocation de supprimer les biopsies. Il se veut être une étape préliminaire qui permettrait de diminuer considérablement le nombre de biopsies inutiles.

Le système demande à être évalué cliniquement
Des tests sur des masses tumorales déjà retirées ont été réalisés avec l’Institut de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif. D’autres phases d’essais demandent à être réalisées pour pouvoir à terme appliquer ce procédé à des patients.

Appel à projets
SEDI-ATI est à votre écoute. N’hésitez pas à discuter avec nous d’applications qui pourraient nécessiter l’utilisation d’un tel système, même hors spectre médical.